Rachel Kolly d'Alba

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- 30. NOV. 2009, "Migros Magazine",
"RACHEL KOLLY D’ALBA, L’ETOILE MONTANTE DE LA SCENE CLASSIQUE MONDIALE"



UN VIOLON PRES DU COEUR
Flamboyante. Archet montant de la scène classique, Rachel Kolly d’Alba est une jeune violoniste à suivre. Qui se veut passeuse entre la tradition et le public d’aujourd’hui.

Elle s’appelle Rachel Kolly d’Alba de son vrai nom. Mais déjà tout un songe, de grâce lumineuse. Comme sa chevelure d’ailleurs. Une flamme, uns cascade rousse qui lui brûle le dos. Oui, cette femme a quelque chose en elle d’incandescent, une passion certaine qui l’anime, lui donne une stature pour traverser la vie et des mains volontaires.

A 28 ans, Rachel Kolly d’Alba est déjà une des meilleures violonistes de sa génération. Avec trois CD à son actif et une carrière qui décolle au delà des frontières. Invitée par les grands orchestres étrangers, elle ne donne pas moins de 80 concerts par année. Et, surtout, vient de signer pour son prochain album Ysaÿe chez Warner. Diffusion mondiale assurée. UNe consécration. « Le début de quelque chose », corrige-t-elle.

Elle porte des jeans, une veste en cuir, mais son univers est ailleurs. « J’aime les tragédies grecques, je n’ai pas de TV, je ne vais pas au cinéma. Je suis heureuse avec un violon et un livre. » Debussy, Ravel, Fauré. Elle vit, « avec cinquante ans de retard », entourée par les maîtres du début du XXe siècle. « C’est une musique qui parle de liberté, de couleurs, d’imagination avec une maîtrise folle de l’instrument de la part des compositeurs ».

Enfant prodige? Elle ne se voit pas comme ça. Elle se souvient seulement des dimanches matin en famille, quand ils allaient écouter l’Orchestre de chambre de Lausanne. « c’était un moment de fête. » A 2 ans, la gamine repère déjà le violon, « qui planait au dessus de l’orchestre ». En veut un. Mais doit patienter jusqu’à 5 ans. « C’était une histoire d’amour. Je dormais avec lui. J’étais fascinée par la beauté de l’instrument. C’est le seul qui se porte près du coeur comme un doudou. »

A 10 ans, tout s’accélère, la petite fille solitaire se prend au jeu des cordes. Enchaîne Conservatoire, diplôme, aligne les concours et les prix. A 15 ans, elle sait qu’elle sera violoniste professionnelle.

Un chemin qu’elle n’a pas fini de tracer, à la force de l’archet, mais qu’elle ne regrette pas. « Etre en contact avec le beau qui nourrit, donner le meilleur de soi-même, être dans une harmonie, une communion avec les autres musiciens et le public... Quand je joue, ce sont des moments où je suis une femme complète. »







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