Rachel Kolly d'Alba

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- 18 JUL. 2010, "ConcertoNet, Stéphane Guy

"It is a True interpretation "

"Il s’agit bien d’une interprétation, d’une vraie."

Les six sonates pour violon seul du virtuose et compositeur belge Eugène Ysaÿe (1858-1931) servent de nos jours essentiellement à de jeunes violonistes sortant des conservatoires à montrer toute leur maîtrise technique ou aux solistes, après leur concerto, pour leurs bis de concert, s’ils veulent bien sortir du rituel peu original des Sonates ou Partitas de Bach. C’est évidemment bien dommage car ces pièces compendieuses, les seules d’un compositeur ubéreux qui n’aient pas été complètement oubliées, valent le détour: la virtuosité y est transcendée dans des pages d’une stupéfiante inventivité. On est loin des acrobaties diaboliques mais un peu vaines, des roucoulades parfois pénibles des vingt-quatre Caprices de Paganini, le langage, bourré de références (notamment à Bach évidemment) mais toujours moderne, tendant constamment vers un ébaudissement des sens.


Disons-le d’emblée, la lecture proposée par la jeune Suissesse Rachel Kolly d’Alba, formée au Conservatoire de Lausanne, avec son Stradivarius de 1727 est indéniablement remarquable. Il y a là un engagement qui prend, captive, et traduit finalement assez bien le titre figurant sur la pochette: «Passion Ysaÿe». Ce n’est pas une suite d’exercices inanes. Certes la prise de risque est impressionnante (...) Les phrasés sont marqués par une urgence, une verdeur, vraiment jouissives. Malgré le train d’enfer, il y a plus qu’une simple démonstration de virtuosité et la liberté de ton retenue convient parfaitement à ces pages rhapsodiques que l’artiste commente elle-même dans la notice, en omettant au passage de se présenter.


07/18/2010
Eugène Ysaÿe : Sonates pour violon seul opus 27

Rachel Kolly d’Alba (violon) 
Enregistré en Suisse (août 2008) – 55’38
Warner Classics WCJ 2564 68385-5 – Notice en anglais et français




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