Rachel Kolly d'Alba

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- 24. Sep. 2011, published in « La Liberté » , Text: Elisabeth Haas

« SHE CARRIES IN ONE SINGLE BREATHING THE POEME BY CHAUSSON »

Classical

Rachel Kolly d’Alba confie ses «impressions françaises»

Elle a déjà joué Ysaÿe le virtuose. Ses six sonates pour violon seul, elle les connaît du bout des doigts et de l’archet, preuve en est le disque Passion Isaÿe (chez Warner). Mais elle voulait aussi montrer la «dimension plus tendre, poétique et humaine» du compositeur. La violoniste romande Rachel Kolly d’Alba publie un nouveau disque, où elle interprète la Berceuse de l’enfant pauvre et Rêve d’enfant, deux pages rares et inattendues d’Ysaÿe. Deux respirations, sur le ton de la confidence, dans un disque qui comprend trois œuvres majeures pour violon et orchestre: le troisième Concerto de Saint-Saëns, le Poème de Chausson et la Tzigane de Ravel à l’enseigne de French Impressions (Impressions françaises, en référence à la période impressionniste, au tournant des XIXe et XXe siècles).


«J’aime bien considérer un CD comme un voyage», explique la violoniste, qui joue le Vuillaume St-Jean, violon français exceptionnellement prêté pour ce projet discographique. «Enregistrer deux concertos de Saint-Saëns à la suite, ce n’est pas mon optique. Je préfère l’alternance.» Le disque s’ouvre sur la virtuosité puissante de Saint-Saëns – le troisième Concerto a été dédié au violoniste Sarasate – parfaitement maîtrisée et accompagnée par l’Orchestre symphonique de Bienne (dir. Jean-Jacques Kantorow). Rachel Kolly d’Alba porte dans un souffle le Poème énigmatique, mélancolique de Chausson, composé d’un seul mouvement de 18 minutes. Une œuvre peu enregistrée de nos jours, explique la violoniste, mais qui l’a beaucoup été par les grands violonistes du passé.


Une cadence exceptionnellement longue, fascinante dans l’interprétation de Rachel Kolly d’Alba, ouvre la Tzigane de Ravel, avant que l’Orchestre national des Pays de la Loire (dir. John Axelrod) n’entre à pas feutrés. C’est ensuite une explosion de légèreté, une richesse de couleurs, un élan dansant dans les rythmes. La prise de son est due au Fribourgeois Joseph Rotzetter. Celle de Passion Ysaÿe avait été extrêmement bien notée par les revues spécialisées. Rachel Kolly d’Alba: «Il aime avoir de l’air autour du son et un rendu très naturel. Il cherche un son des années 50-60. C’est aussi mon optique artistique. J’aime les grands violonistes du passé, leur vibrato.» EH

Rachel Kolly d’Alba, French Impressions, Works for violin and orchestra, Saint-Saëns, Chausson, Ysaÿe, Ravel, chez Warner Classics.





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