Rachel Kolly d'Alba

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- JUL. 2010, "Diapason", J.M. Molkhou "Il s’agit bien d’une interprétation, d’une vraie."


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De ce cycle de six sonates, achevé en 1924 et devenu l’un des monuments de la littérature pour violon seul, Rachel Kolly d’Alba propose une vision particulièrement inventive. On est d’emblée captivé par la prise de risque, dans la recherche des timbres comme dans le dessin des lignes ou le choix des tempos, mais aussi par la prise de son qui permet d’entendre le bois de son magnifique Stradivarius. Rien ici n’évoque l’exécution « politiquement correcte » destinée à un jury de concours. Il s’agit bien d’une interprétation, d’une vraie, avec son lot de choix, sa détermination et sa mise à nu de l’âme. Beaucoup de fantaisie et même un rien exhibitionnisme ( Sonate No 5 ) pimentent une lecture tour à tour sarcastique, mystérieuse et démoniaque. La véhémence des assauts et des contrastes ou l’originalité de l’accentuation notamment dans « les Furies » (finale de la Sonate No 2) en sont des exemples particulièrement révélateurs. La « Ballade » (Sonate no 3) est habitée d’un rhapsodisme que l’on n’avait plus entendu depuis la légendaire version de Kremer. (Melodiya, 1976). Si dans la Sonate No 4 le discours pourra paraître parfois précipité (Allemande), la voltige de l’archet dans le presto final a de quoi laisser pantois.






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